De tout et de rien

Voici quelques notes personnelles en réaction à l'actualité et à certains événements de ma propre vie.

jeudi, octobre 17, 2002

Réflexions sur la fiscalité
J'ai réglé, voici quelques jours,le solde de l'impôt sur mes revenus de 2001. J'ai pu constater que cet impôt, conformément aux promesses de l'actuel pouvoir, avait baissé de 5%.
Il est, bien entendu, toujours agréable de voir ses impôts diminuer. Il n'empêche, qu'à la réflexion, le taux d'abaissement fiscal de 5% appliqué, de façon homogène, à tous les contribuables, ne répond pas à un véritable souci de justice sociale.
Le cadeau est substantiel, voire princier, pour les classes dorées, mais beaucoup plus mince pour les moyens et petits contribuables et que dire de ceux qui ne sont pas soumis à l'impôt, en raison de la faiblesse de leurs revenus.
Il aurait, assurément, été plus juste de réformer cet impôt particulièrement injuste que représente la taxe d'habitation, d'élever les minimas sociaux, de mettre au point un barême différencié pour le calcul de cet réduction fiscale selon un taux inversement proportionnel aux revenus des intéressés.
On affirme pour justifier ce taux homogène que cela stimulerait l'économie. Cet argument visant à effacer l'injustice que je viens d'évoquer n'est, à mes yeux, guère probant. Les contribuables fortunés, dont les besoins essentiels et autres sont déjà amplement satisfaits, ne manqueront pas d'utiliser ce surcroît de revenus à des fins plus ou moins spéculatives sans grande incidence pour l'économie et l'emploi.
Au contraire, l'application des mesures que j'ai citées plus haut, permettrait à beaucoup de gens de condition modeste d'accroître leurs dépenses pour une légitime amélioration de la qualité de leur vie quotidienne. De ce fait, l'injonction de cette masse monétaire dans le circuit économique aurait une incidence non négligeable pour l'activité économique dans des secteurs essentiels et donc des retombées favorables pour l'emploi.
Passé le petit plaisir quelque peu égoïste que j'ai éprouvé en observant un allégement sur ma feuille d'impôt, la réflexion me conduit à la conclusion que justice sociale et économie peuvent faire bon ménage.
Heureuse conclusion! Mais nos gouvernants, trop souvent oublieux de l'intérêt général, parfois trop acquis à la sauvegarde d'intérêts particuliers peuvent-ils partager, en toute circonstance, une telle conclusion?
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